Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Bonjour à tous et à toutes et bienvenue à notre nouvel épisode de la chirurgie au féminin. Aujourd'hui, nous recevons Anne-Sophie Prévost, une ORL pédiatrique ici au CIUSSS de l'Est Richesse. Nous allons discuter de la pression de performance dans la salle d'opération, un sujet qui fait peur à plusieurs étudiants en médecine. Des histoires de détermination et d'excellence, passons le micro aux femmes chirurgiennes.
[00:00:40] Speaker B: Bonjour Dr Prévost, bienvenue au podcast La chirurgie au féminin. On est très contentes de vous avoir parmi nous aujourd'hui. Pour commencer, on vous laisserait vous présenter un peu votre parcours scolaire puis votre pratique aussi de tous les jours, ça ressemble à quoi.
[00:00:55] Speaker C: OK, merci. Donc, tout d'abord, moi, je suis ORL au CIUSSS de l'Estrie-CHIUSS. J'ai fait ma surspécialité en ORL pédiatrique. J'ai tout d'abord fait ma médecine à l'Université Laval. Par après, j'ai fait ma résidence à l'Université de Sherbrooke en ORL. Puis ensuite, j'ai fait ma surspécialité en ORL pédiatrique au CKIDS à Toronto pour un fellowship de deux ans. Donc, vraiment, On touchait à tout d'ORL, mais chez les enfants, c'était vraiment un super fellowship. Puis, je suis de retour depuis septembre 2022 au CHUS, en fait. Puis depuis ce temps-là, je travaille là-bas, j'adore ça. J'ai une pratique, je vous dirais autant une pratique générale parce que ça reste qu'on est des ORL généraux.
Somme toute, mais ma pratique est très concentrée sur la pédiatrie, donc je dirais que je fais environ 85 %, si ce n'est pas 90 % de la pédiatrie. Mais sur les gardes, on touche à tout.
[00:01:59] Speaker B: OK. Puis, qu'est-ce qui a fait que vous avez décidé de pratiquer à Sherbrooke et non pas, par exemple, à Sainte-Justine, où là vous auriez fait comme 100 % de l'ORL pédiatrique? Est-ce qu'il y avait une raison particulière?
[00:02:11] Speaker C: C'est une excellente question. J'ai beaucoup d'opportunités. C'est sûr qu'avec mon conjoint aussi, il est médecin, il est chirurgien général. Premièrement, avoir des postes en centre universitaire parce qu'on a fait les deux des fellowships. Donc, ce n'est pas facile.
En plus, on a eu la chance d'avoir un poste dans notre milieu, qu'on a fait de la résidence. C'est un milieu qu'on connaissait, on savait que nos équipes, mon équipe, je ne peux pas parler pour lui, mais mon équipe d'ORL était incroyable.
Plus tard, quand on travaille, on passe beaucoup, beaucoup de temps au travail. Donc, c'est important d'avoir une équipe super avec qui on aime travailler, qui nous donne le goût de se lever le matin. Donc vraiment, moi, c'est l'équipe qui a fait la différence. Puis aussi la motivation, la motivation d'être la première ORL formée pédiatrique à revenir au CHUS. Il y a vraiment un besoin en ORL pédiatrique. Ça m'a permis d'implanter un petit peu la sous-division du service, puis de faire des chirurgies qu'on ne faisait jamais avant ici en estrie.
qui se faisait avant justement juste à Saint-Justine, au Schull ou autre. Donc, il fallait vraiment délocaliser des fois les parents, les enfants, les familles pour des chirurgies plus complexes qui se faisaient ailleurs. Donc, ça, c'est vraiment ça qui m'a motivée de développer une nouvelle sous-division de l'ORL.
[00:03:40] Speaker D: C'est super intéressant d'avoir créé une nouvelle sous-spécialité en ORL. Est-ce que vous avez rencontré des défis à la création de ça? Comment tout ça s'est arrimé?
[00:03:54] Speaker C: Oui, il y a eu beaucoup de défis.
Premièrement, au début, c'est de montrer qu'on est là, qu'on est revenu, parce que tu veux quand même avoir des références. Habituellement, ils sont habitués d'envoyer à Sainte-Justine ou Children's à Montréal. Donc, c'est de montrer qu'on est là. Ensuite, c'est sûr que c'est quand même pas stressant de revenir dans un milieu où les chirurgies ne se sont jamais faites. C'est sûr qu'en début de pratique, ce n'est pas facile de s'installer, de commencer. Oui, tu es résident, tu es fellow, t'es capable de bien faire les chirurgies, puis ça va bien, t'as pratiquement pas de complications, tu penses que t'es super bon. Là, tu reviens, en pratique, c'est pas facile de se dire, là, écoute, faut pas que ça complique, faut que ça aille bien. Fait qu'il y avait cette pression-là de faire des chirurgies qui se sont jamais faites ici. Puis, en plus, tu veux vraiment pas de complications. On n'en veut jamais, mais on en veut encore moins. Tu veux que les gens, tu sais, aient confiance, qui veulent faire des cas avec toi. Des fois, on a des cas conjoints. On veut que les anesthésistes te fassent confiance aussi. Nous, on partage beaucoup les voies respiratoires en ORL surto-pédiatrique. Donc, tu veux qu'ils te fassent confiance, qu'ils ont le goût de travailler avec toi. Parce que sinon, après ça, c'est facile de dire « bon, bien, elle… » pas trop bonne, on va l'envoyer ailleurs. Donc, il y avait un peu cette pression-là, peut-être fausse, que je me faisais, mais je voulais que tout aille bien, que de ne pas avoir de complications. Puis ensuite, il y a toujours aussi l'achat de matériel. C'est du matériel qu'on n'avait pas. De nos jours, ce n'est pas facile de passer des commandes, tout est backorder. C'est d'arriver avec ça aussi, de se dire bon, mais j'ai un cas titulé, mais je vais-tu avoir mon matériel à temps?
ce qui va fonctionner comme il faut. Donc, il y a ça aussi, cet aspect-là de rien, rien, rien oublier, de se dire je veux donner mon meilleur, mais je veux être capable de le faire aussi.
[00:05:45] Speaker B: C'est vraiment intéressant de partir à zéro comme ça puis de construire quand même une nouvelle clientèle à Sherbrooke. Puis, ça nous amène un peu aussi à parler de ce qu'on voulait parler avec vous, la pression de performance en salle d'opération.
Vous parliez justement du stress un peu, de ne pas avoir de complications, que tout se passe bien. Est-ce que c'est difficile de vivre avec ce stress-là tous les jours? Comment avez-vous réussi, avec les années, à passer par-dessus ça?
[00:06:18] Speaker C: Je dirais que c'est l'expérience. Plus tu es confiant, plus tu as fait une chirurgie plusieurs fois, moins tu vas être stressé. C'est sûr qu'au début de faire, comme je disais tantôt, des chirurgies qui ne se sont jamais faites ici, c'est plus stressant au début, mais après ça, ça vient un peu, ton pain, ton beurre, tu te dis « je suis capable, ça va bien ». La pression en salle d'op, de performance, de ne pas avoir trop de complications, ça s'estompe avec le temps, je dirais.
La pression en salle d'op, ce n'est pas juste de ne pas avoir de complications. La réalité, c'est qu'on a notre liste opératoire et un temps maximal.
Il faut qu'à 4 heures, ta salle soit finie. Il ne faut pas que tu dépasses.
Je sais que dans les nouvelles, on dit qu'on va être un peu plus accommodant. Même si ça dépasse de 15 minutes, il ne faut pas que le dernier patient rentre. Ce n'est pas encore ça, je vous dirais. La réalité, on manque de personnel. C'est malheureux, mais c'est ça. Si, par exemple, à 2h30, tu veux rentrer ton dernier patient et qu'il y a une petite possibilité de finir 15 minutes plus tard, ils vont te couper le patient.
Si justement, il y a d'autres salles qui débordent, qui ont commencé avant ton dernier cas, il y a d'autres salles qui prévoient déborder. S'il y a déjà plein de patients, plein de cas sur la liste d'urgence, ils vont t'annuler. Tu as toujours la pression de dire, OK, il ne faut pas, un, j'ai des complications, il faut que je finisse mes cas à temps. Puis aussi, tu ne peux pas dire, je ne veux pas annuler de patients. Par exemple, je ne veux pas annuler mon dernier cas, donc je vais mettre une plus petite liste. Mais si tu finis trop tôt, on a des obligations aussi du ministère, ils regardent ça aussi.
Bref, il faut optimiser le températoire à 100 %. On est vraiment avec ça. Puis, on a un système qui s'appelle OPERA. Il y a tes statistiques. Comme chirurgien, si exemple, je fais une adénoïde d'alectomie, c'est standardisé. Moi, ça me prend tant de temps.
Donc, ils bâtissent leur programme un peu sur ton températoire, fait qu'ils te le maximisent. Fait que t'as un peu moins le droit à l'erreur. Fait que si un cas, finalement, il complique un petit peu, il te prend plus de temps, ben là, le 15 minutes que t'as perdu, ça peut faire en sorte que tu feras pas ton dernier. Fait que le temps...
Il y a aussi dans le milieu universitaire, il n'y a pas juste moi qui opère, il y a les résidents, il faut qu'ils apprennent, il faut que tu te laisses du temps pour leur enseigner. Je ne veux pas que c'est plus long s'ils opèrent et que tu leur fais de l'enseignement.
Il y a toute cette pression-là aussi. Puis après ça, une fois que la chirurgie est finie, entre les cas, moi je fais comme ça. Je vous ai dit, la pédiatrie, il faut que tu ailles voir les parents, il faut que tu es rassuré, il faut que tu répondes à leurs questions, il faut que tu vois le prochain enfant avec ses parents répondre à leurs questions. Ça fait que toute la journée, ça roule, ça n'arrête pas.
[00:09:12] Speaker D: C'est la première fois qu'on entend le concept des statistiques d'apport en chirurgie. Est-ce qu'il y a des conséquences si on ne respecte pas, si nos statistiques ne sont pas à la hauteur de ce qu'elles devraient être?
[00:09:25] Speaker C: Non, il n'y a pas de statistiques de temps standardisé pour une telle chirurgie. Tu ne seras pas pénalisé si ça te prend plus de temps. Ça, jamais, jamais, jamais. Mais là, c'est vraiment la qualité au lieu de la quantité. Ça, non. Mais tu es pénalisé si tu ne rentres pas dans ton propre temps habituel, si ton programme est trop serré, parce que ton dernier patient est cancellé. Moi, c'est vraiment ça qui... Je te dirais, c'est ça qui met le plus de pression à chaque jour. Moi, j'ai une chirurgie inhabituelle, très très stressante, tout ça, mais au quotidien, c'est d'annuler mon dernier patient, c'est vraiment ça qui me stresse, puis que, veux, veux pas, si c'est un parent ou, tu sais, un adulte, peu importe, au travail, il dit, bon, dans les deux, trois prochaines semaines, je rentre pas au travail. Des fois, c'est des... ils ont dû faire de l'overtime pour, justement, pour ne pas qu'il y ait de travail à faire en convalescence. Quand elles sont annulées, on opère aux semaines. Ça ne va pas à la semaine d'après, mais des fois, la semaine d'après, c'est du lait. Ils tassent des patients. Ça devient vraiment complexe. Moi, c'est ce qui me touche le plus. Je ne veux vraiment pas annuler des patients.
[00:10:34] Speaker D: C'est sûr qu'il y a des répercussions directes sur le patient. Puis, vous avez parlé du côté plus pédiatrique de la pression avec les parents. Est-ce que vous ressentez que c'est vraiment une réelle différence entre chez l'adulte et chez l'enfant, que chez l'enfant, on a également le parent à... Il y a comme double préoccupation qui peut arriver.
[00:10:52] Speaker C: Oui, certainement. Je ne veux pas... Le parent te confie ce qu'il y a de plus précieux au monde. Il te laisse la vie de son enfant entre les mains. C'est littéralement ça.
Puis, oui, il y a une pression, bien, je dirais de plus. Je veux dire, moi, je veux que tous mes patients aient la meilleure chirurgie sans complications. Mais oui, c'est un petit stress de plus, surtout des rassurés, les désamorcés. Ils ont peur de... Tu sais, les parents, ils ont peur de tout, là, avec un jeune enfant. Est-ce que ça va le traumatiser que mon enfant se fasse enlever par des étrangers, qui est l'équipe d'anesthésie, etc.? Est-ce que, un, mon enfant, il va être traumatisé par ça? Est-ce qu'il va m'en vouloir?
Ensuite, bien, t'sais, la chirurgie, est-ce que pendant ce temps-là, pendant qu'ils attendent, ils se font plein, plein de scénarios, ils se disent, oh, mon Dieu, ils m'ont dit que ça allait prendre, je sais pas, une heure de chirurgie, là, c'est rendu une heure et quart. Ils arrivent stressés, c'est vraiment pas croyable. Fait qu'il y a toujours aussi cet aspect-là de rassurer les parents, de leur dire que ça va bien aller, leur dire que ça va... Puis là, ils veulent toujours savoir ça va prendre combien de temps, mon truc, c'est de leur dire que ça va prendre plus de temps que finalement. Ça va l'être, parce que sinon, ils sont beaucoup trop paniqués. Donc, non, il y a des petits trucs aussi, puis tout le temps, c'est quand même un petit peu d'énergie de notre côté, mais ça fait vraiment une différence quand ils se sentent écoutés, rassurés.
[00:12:15] Speaker B: C'est sûr que ça prend un petit peu plus de travail à ce côté-là. On comprend ça, les parents, de laisser leur enfant à des étrangers, puis surtout ceux qui ne viennent pas du monde médical, c'est complètement inconnu pour eux. C'est sûr que ça devient vraiment stressant.
Puis j'aimerais ça revenir aussi un peu, vous avez parlé de l'aspect des résidents, de l'enseignement aussi, qui peut être quand même stressant en salle d'opération. Est-ce que c'est difficile au début de savoir jusqu'où vous pouvez laisser les résidents aller, quoi que vous pouvez leur laisser faire? Puis à ce niveau-là, est-ce que c'est difficile au début en tant que nouveau patron de savoir un peu où est la limite?
[00:12:58] Speaker C: C'est sûr que comme nouveau patron, tu laisses moins faire qu'un vieux patron. Je ne suis pas encore rendue, je dirais, dans les vieux patrons. C'est sûr qu'on est tous passés par là aussi. On sait que quand j'étais R1, R2, j'étais capable de faire telle affaire ou telle partie d'une certaine chirurgie. Ça, de savoir qu'est-ce qu'on peut leur laisser faire, je te dirais, ça va de soi. Puis par contre, Ça dépend d'un résident à l'autre aussi. Il y en a qui, exemple des R3, il y en a qui va être plus avancé que l'autre, mais chacun peut avancer à son rythme. Il y en a qui sont plus lents au début, après ça, ils apprennent super vite. Fait qu'il faut toujours que tu t'adaptes aussi au résident en plus du niveau.
Non, ça va quand même bien. Puis, ils veulent se sentir que tu leur fais confiance. Puis, tu sais, on a tous des profils d'enseignement un peu différents. Moi, je le sais que je suis comme toujours là, très, très, très, très, très présente. Mais en même temps, tu sais, je leur laisse voler leur propre zèle aussi à un moment donné. Donc, non, je pense qu'au fil du temps, on s'habitue.
[00:14:06] Speaker B: Puis aussi, vous passez énormément de temps avec eux, donc j'imagine que vous apprenez rapidement à connaître les forces de chacun, puis jusqu'où vous pouvez les laisser faire.
[00:14:14] Speaker C: Oui, oui, oui, certainement. Puis moi, je suis toujours, toujours là en salle d'opération. Ils savent qu'ils peuvent, même sur les gardes, peu importe, ils savent qu'ils peuvent toujours compter sur moi. Je ne suis pas très loin.
[00:14:26] Speaker B: Mais c'est ça justement, les gardes, est-ce que les résidents sont seuls à l'hôpital et si ils ont besoin, ils vous appellent ou comment ça se passe?
[00:14:33] Speaker C: La façon que ça fonctionne en ORL, d'une spécialité surtout chirurgicale à l'autre, ça varie. Nous, on n'a pas beaucoup de résidents.
Dans la majorité des spécialités chirurgicales, je dirais, tu as un junior, un senior résident. Il y a un R1, R2 avec un R4, R5. Le R3, il est flexible, je dirais. Des fois, il est junior, des fois, il est plus senior.
Mais en ORS, c'est juste un résident. Donc, c'est sûr que sur les gardes, dépendamment des cas, tu sais, R5 va être très autonome. Il y a des R5 qui ne me veulent pas. Je suis comme non, mais je peux venir t'aider. Non, je ne veux pas. S'ils veulent être indépendants, elles vont être capables.
Justement, la pratique arrive bientôt, ils veulent être capables de tout gérer.
C'est sûr que quand il y a des gros cas, on est toujours là. Peu importe le niveau, on est toujours là. S'il y a des cas de détresse respiratoire, ça, tu n'as pas deux chances. Quand ils nous appellent sur des cas de difficultés respiratoires, Même si c'est un R5, ils nous appellent toujours au niveau A2, ça c'est sûr. Mais sinon, pour le reste, les R1, tranquillement, pas vite. Ils ne sont pas toujours à l'hôpital. Nous, c'est des gardes à la maison. Ils vont juste se déplacer s'il y a une consultation. C'est sûr que le R1 va toujours m'appeler, réviser, peu importe l'heure de la journée. R2 jusqu'à R5, c'est de moins en moins. Mais on est toujours toujours disponible.
[00:16:03] Speaker D: Puis, on a parlé de la pression en tant que patron, la pression en tant que résidente. Là, les R1 sont beaucoup accompagnés. Est-ce qu'ils ont quand même cette pression-là de performance? Est-ce qu'elle augmente au fil des années ou ce n'est pas nécessairement linéaire?
[00:16:22] Speaker C: Non, je dirais que, bien, je retourne comme rien, je parle autant que quand j'étais résidente. Je veux dire, les objectifs, les défis changent au fil du temps. C'est sûr que quand tu commences R1, R2, bien, tu sais, ton niveau de responsabilité est moins élevé qu'un R5, que ce qu'on s'attend d'un R5, mais en même temps, tu connais moins tes patrons, tu veux qu'ils Tu te trouves bon, tu ne veux pas, tu veux te démarquer. Je trouve que d'une année à l'autre, les objectifs, la pression en fait de performance d'un résident va vraiment varier, mais je dirais que c'est linéaire. Arcade étudie beaucoup leurs examens, ils veulent opérer, il y a maintenant les sortes d'APC comme probablement vous allez avoir à l'externat.
Donc, tu sais, les APC, ils veulent les terminer à temps. Après ça, tu sais, R4, R5, ils veulent étudier beaucoup. Donc, oui, c'est variable. Mais toujours, toujours à 13 ans, je dirais.
[00:17:25] Speaker B: Puis on parlait un peu de ça avec les filles avant le podcast, là. On a vu sur TikTok, dans le fond, Lady Spineduck, je sais pas si vous connaissez ou si les auditeurs connaissent, mais dans le fond, elle parlait qu'elle, aux États-Unis, quand elle avait commencé sa résidence, là, il s'était fait donner un petit pamphlet, puis c'était comme une analogie avec les... avec des requins. Puis dans le fond, que eux, les résidents, c'était comme des petits poissons, puis là, les...
Les patrons, c'était comme des requins. Puis là, il y avait comme une liste de règles. Puis une des règles, c'était comme « don't bleed » ou quelque chose comme ça. Puis en bref, c'était juste qu'en tant que résident en chirurgie, tu ne peux pas démontrer de vulnérabilité, de faiblesse. Si tu te sens triste, tu ne peux pas le démontrer. Tu te sens stressé, pas démontré. Tu sais, vraiment, cette idéologie-là. Puis c'est vrai qu'on entend On le voit aussi dans les films ou dans les séries aux États-Unis. On s'est demandé si, au Québec, on avait l'impression, nous, que c'était un peu différent, que c'était comme un peu moins pire au Québec, mais t'sais, on s'est demandé, vous, vous voyez ça comment?
[00:18:34] Speaker C: En fait, ce n'est pas vrai. On n'est pas des requins. Au contraire, on est une équipe, on travaille ensemble. Nous, en ORL, chacun des résidents a un mentor patron. Au contraire, on est à l'affût de ça. Si un résident ne se sent pas bien... Oui, quand j'étais résidente, je ne voulais pas que tout le monde le sache. On a tous des moins bonnes journées. Fait que t'es sûre que tu veux pas le dire à tout le monde pis t'en vanter. J'ai une mauvaise journée par exemple en pleurant. C'est pas vrai là, t'sais, personne fait ça, t'sais. Veux pas en tant qu'humain, on a tendance à le cacher, veux veux pas. C'est pas ça qu'on encourage du tout du tout à la résidence. Des fois on a une mauvaise réputation en résidence chirurgicale.
Surtout, mais au contraire, on encourage les résidents à nous en parler, d'aller vers leur mentor si ça ne va pas bien. On est au courant un peu. Nous, on a un petit programme, donc on est au courant un petit peu de tout. S'il y en a que ça va moins bien, malheureusement, dans leur relation, je ne sais pas, avec conjoints ou autres qui ont des situations difficiles, on s'en parle entre nous et on dit écoute, ce résident-là, ça va un petit peu moins bien.
Si aujourd'hui en salle d'op, c'est moins sa journée, ce n'est pas le temps, on ne tombe jamais sur personne, mais ce n'est pas le temps de se tomber dessus. Au contraire, on est à l'affût de ça. Je pense que c'est très important et ça permet aux résidents de mieux s'épanouir et qu'on les aide justement, qu'ils nous expliquent un peu pourquoi ils se sentent vulnérables ou qu'ils ne se sentent pas à la hauteur. Au contraire, on les encourage à venir nous en parler et on leur donne des outils.
Il y a un peu les APC qui vont un peu en ce sens, dans le sens que chaque résident, dépendamment du niveau, je fais un résumé, il faut qu'il atteigne des objectifs spécifiques. Des fois, on voit qu'il y en a qui traînent de la patte. C'est un peu comme ça qu'on peut le voir des fois. C'est un moyen que le directeur de programme les rencontre. Moi, je suis responsable, comme la directrice des APC, de dire écoute, des rencontrés, Tu as eu un petit relâchement, qu'est-ce qui se passe? Ça fait qu'un peu, ça nous permet, c'est peut-être une occasion de leur dire qu'est-ce qui se passe, de rentrer un peu dans la conversation. Mais ce n'est pas vrai qu'il ne faut pas montrer sa vulnérabilité. On l'est tous. Ce n'est pas vrai que quelqu'un qui est fait en pierre n'en a pas. Ça, je n'y crois pas. On est vraiment ouverts à tout ça.
[00:20:59] Speaker B: C'est rassurant, je pense, parce que même en tant qu'étudiant, on dirait qu'on ne sait pas trop, on n'est pas dans ce monde-là, puis on entend plein de choses se dire. Des fois, on a l'impression que le monde chirurgical, c'est quelque chose qui fait bien peur, mais c'est rassurant d'entendre ça. Surtout, les mentors, je trouve que c'est intéressant aussi pour s'assurer que tous les résidents vont bien et qu'ils ont quelqu'un à qui se référer, en qui ils ont confiance.
[00:21:26] Speaker D: Cette dynamique-là, résidente, patron, est-ce qu'elle était la même quand vous étiez au fellowship? Est-ce que ça allait changer premièrement? Puis si oui, comment?
[00:21:35] Speaker C: Tu parles entre moi quand j'étais résidente, puis mes patrons, puis après ça, fellow et mes patrons.
[00:21:41] Speaker D: Oui, c'est ça, exact.
[00:21:42] Speaker C: OK, comme les deux mondes, les deux milieux.
[00:21:44] Speaker D: Oui, les deux mondes.
vos responsabilités et votre pression en tant que... Vous êtes plus dans un mode d'apprentissage en résidence, encore en fellowship, mais on est quand même rendu à une coche de plus. Comment ça a évolué?
[00:21:58] Speaker C: C'est sûr que la relation que nous, on a spécialement en ORL à Sherbrooke avec nos patrons, je pense qu'on ne peut ça ailleurs. On est vraiment proche de nos patrons et ça, c'est vraiment une force. Ça m'a fait en sorte que quand j'étais résidente, mes patrons savaient toujours à quel niveau je m'étais rendue, contrairement à d'autres dans des spécialités chirurgicales plus grandes, chirurgie générale par exemple.
c'est les plus grosses cohortes, puis qui font plusieurs milieux d'une place à l'autre, avec beaucoup de chirurgiens différents. C'est sûr qu'un chirurgien ne va pas savoir, le résident spécifiquement, il est rendu où. Ça fait qu'il va aller un petit peu plus en arrière, il ne veut pas y voir, OK, là, il est rendu là, puis après, quelques fois que ton père est avec, OK, il est bon, finalement, il est peut-être rendu là. Ça fait que nous, on n'a pas ça. Tu sais, chacun de nos patrons savait où on était rendu où. Ça fait que ça, c'était vraiment un plus, puis chirurgicalement, ça m'a vraiment, vraiment, vraiment aidé pour ça.
Ma relation avec mes patrons était incroyable quand j'étais résidente. Je n'avais pas peur d'eux du tout. C'est sûr que j'ai fait mon fellowship dans le milieu ontarien. Ailleurs au Canada, c'est sûr que c'est plus hiérarchique, je dirais.
Je n'étais pas aussi proche de mes patrons que je l'étais à la résidence ici, mais ils me faisaient vraiment confiance. Ça a pris encore du temps, quelques mois avant qu'ils disent « OK, OK, finalement, il n'est pas si mal. » Ils me faisaient confiance vraiment à 100 %. Au contraire, ils me voyaient comme une collègue. Ils demandaient mon avis. Il y avait des gros cas. Ils me demandaient d'être là justement pour opérer. Même des fois, je leur apprenais des petits trucs.
Il me disait, « Comment tu fais? Tu es pas pire pour trouver l'artère thyroïdienne rapidement. C'est quoi tes trucs? » On s'échangeait des choses. C'était peut-être plus rendu à un certain niveau de collègues, plus que quand tu es résident. J'avais rien à apprendre à la résidence, fellowship, un petit peu plus. Ça fait en sorte que, par exemple, Surtout en paix, c'est très large, la pédiatrie, alors que j'avais fait quand même beaucoup de chirurgie du cou et de nec, bien là, quand j'arrivais en fellowship, je disais « ah oui, ok, bien monte-moi », puis c'est vraiment plus un esprit de collégialité. Mais je n'étais pas aussi proche d'eux qu'à la résidence.
Mais tu sais, veux, veux pas, tu passes cinq ans à la résidence avec tes patrons aussi. Fellowship, moi, c'était deux ans. Puis il y a aussi la barrière un peu linguistique aussi. Tu sais, je parle très bien en anglais, mais c'est pas ma langue maternelle. Puis t'es moins spontanée aussi, je trouve, en anglais. T'es moins... Je croyais que j'étais moins moi-même aussi, là. Mais non, c'est pour ça. Mais ça a très bien été. Je les adore, mes patrons. Je leur parle encore, mes patrons de ces kids, là. Mais c'est une mentalité un petit peu différente, là, je dirais, le milieu anglophone ontarien, là.
[00:24:50] Speaker D: Dans votre fellowship, est-ce que c'était seulement la pédiatrie ou vous étiez plus concentrée sur certains types de chirurgie?
[00:24:57] Speaker C: Chirurgie en pédiatrie? Non, moi, c'était vraiment juste l'ORL pédiatrique, l'ASIP Kids à Toronto.
Pour qu'un enfant soit admis là, il faut soit qu'il soit très malade ou que la pathologie chirurgicale soit complexe. Donc, si tu as un enfant en santé qui a besoin d'adéno-amdaltube, il va aller en communauté. Ça, ils ne sont pas acceptés. Il faut vraiment que ça soit une des deux.
un des deux critères. Mais comme l'ORL, c'est très, très, très, très large, j'avais quand même chaque patron avec quand même un DADA. Il y en a un qui était plus en airway, en voie respiratoire, soit en obstruction aiguë chronique, malformation congénitale. J'avais d'autres patrons qui faisaient de l'oreille, de l'implant cochléaire. Ces kids, en fait, c'est le centre universitaire qui fait le plus d'implants cochléaires pédiatriques en Amérique du Nord. Donc, il y avait un gros, gros, gros volume d'implants cochléaires. Il y en a deux qui faisaient ça. Il y en a un autre qui faisait surtout de l'oreille, plus de basse, coller, c'était à tomber, c'était panoplastie. Il y en a un qui faisait quand même plus une spécialité de head and neck, tout ce qui est cou, puis un autre plus en sinus. Ça touchait comme toutes les sphères de l'ORL, mais en pédiatrie. Puis, nous, on avait habituellement deux deux salles qui roulaient, des fois plus, des fois on manquait de monde, de résidents et de fellows pour les couvrir. Mais moi, veux, veux pas, par intérêt, j'ai touché à tout, mais il fallait quand même que je définisse un petit peu les priorités vu que j'allais être la première ORL formée pédiatrique à revenir au CHU. Donc, il fallait que je me dise, bon, c'est quoi que je veux en priorité, qu'est-ce que je veux ramener, puis veux, veux pas, c'est quoi mes intérêts. Je n'aime pas faire des choses que je n'aime pas faire, comme beaucoup de gens. Donc moi, je m'étais plus concentrée, je devrais dire, je ne veux pas dire sur-spécialisée, c'est pas vrai, je me suis plus concentrée en voie respiratoire, en malformations hédoniques, cervicales, sinus aussi, pédiatrique.
J'en ai fait. J'ai fait des implants cochléaires. La réalité, c'est qu'on n'en fait pas à Sherbrooke. Puis même Montréal, c'est tout récent qu'ils ont de l'implant cochléaire. Fait que je n'ai pas d'intérêt, puis il n'y a pas assez de volume en estrie pour faire cette chirurgie-là. Puis après ça, de l'oreille, j'ai déjà des collègues qui en font aussi, mais t'sais, j'ai des pannes, puis t'sais, je fais des choses de base en oreille. Je fais rien de poussé. Donc c'est un peu comme ça que je me suis...
spécialisé en quelques petits trucs.
[00:27:43] Speaker B: Si je comprends bien, avant d'aller faire votre fellowship, vous saviez déjà que vous alliez ramener cette spécialité-là à Sherbrooke?
[00:27:51] Speaker C: C'est une excellente question. En fait, quand je suis partie en fellowship, je ne savais pas officiellement que je revenais à Sherbrooke. Les probabilités étaient très fortes, mais je n'avais pas signé. Tant que ce n'est pas signé, ce n'est pas fait. Il fallait attendre le prême.
Le poste, c'est octroyé par les gouvernements. Dans chaque spécialité, tu as des postes. Puis nous, on attendait un poste. Puis finalement, on en a eu un, un de plus. Mais c'est ça, il fallait attendre le gouvernement. Fait que j'aurais pu finalement ne pas en avoir. Puis me retrouver ailleurs. On avait un plan B, sinon. Mais je ne savais pas, de toute doute, j'avais des... c'est ça. J'avais des bons indices que j'allais revenir à Sherbrooke, c'est pour ça que je m'étais concentrée. Mais quelques mois, je pense qu'au bout de six mois, un an peut-être, j'ai eu la confirmation. Mais peu importe aussi, tu fais des choses par intérêt. Je me voyais mal faire de l'implant cochléaire.
Puis en plus, au Québec, tu sais, ça déborde déjà. Fait que je savais que ça, je l'avais pas mal éliminé. Je suis moins une personne d'oreille. En ORL, on sait tous si on est une personne d'oreille ou pas. C'est un peu un running gag. Moi, je le suis vraiment pas. Fait que là, j'avais un peu éliminé ça. Puis tu sais, je le faisais pour moi. Puis j'ai eu l'opportunité, c'est ça, j'aurais pu retourner. J'avais d'autres choix aussi. Mais tu sais, peu importe les autres choix, je savais un peu ce que je voulais faire aussi.
[00:29:26] Speaker B: Puis est-ce qu'il y a encore à ce jour-là, vous êtes la seule ORL pédiatrique à Sherbrooke ou il y en a eu d'autres depuis?
[00:29:32] Speaker C: Formée pédiatrique, je suis la seule. J'ai une collègue en or d'ailleurs qui, tu sais, veut-veut pas, il y avait un besoin quand même criant d'une ORL pédiatrique.
qui a développé un intérêt en ORL pédiatrique vraiment avant que je revienne. C'est depuis toujours qu'elle est là, mais tranquillement pas vite. Elle a été se former un peu à Sainte-Justine pour certaines chirurgies qu'on avait vraiment besoin.
Elle, justement, était là, mais elle ne faisait pas les chirurgies plus spécialisées encore. Mais quand même, elle répondait à un excellent besoin. Puis justement, elle m'a aidée à bâtir un peu la pratique, puis à acheter des instruments. Il y avait plein d'instruments qu'elle avait déjà achetés, que je me sers toujours aujourd'hui. Donc ça, ça m'a aidée. À ce jour, je suis encore la seule ORL pédiatrique formée, mais on a des postes vacants.
On a un gros besoin, donc c'est sûr que j'aimerais avoir de l'aide éventuellement. Oui, parce que tu ne veux pas des fois te sentir un peu seule. Tu n'as pas besoin d'être nécessairement physiquement deux, mais des fois juste de parler des cas plus complexes.
Des fois, tu veux juste te faire valider, te dire que ça va bien, que c'est la bonne décision, une petite.
[00:30:51] Speaker B: Tape sur l'épaule, on y va.
[00:30:52] Speaker C: Juste un second avis. Ça, je l'ai, parce que grâce à mon fellowship, j'ai développé des excellents liens. J'envoie un message texte à un de mes collègues, je dis « Nick, qu'est-ce que tu fais ? » pense de telle chose, tu t'envoies le scan. Avec les cellulaires, c'est tellement facile, tu es à un clic de la personne à Toronto. Donc, j'envoie un scan, par exemple, je dis « j'ai fait telle ou telle affaire, ça fait-tu du sens? » « Ben oui, je suis totalement d'accord, vas-y. » Ou j'appelle un collègue à Sainte-Justine, que je suis vraiment proche, puis je lui demande son avis. « Ah oui, je ferais la même chose. » Ok, c'est juste d'entendre ça, de te faire baquer, c'est juste ça que t'as besoin souvent. Puis même chose, lui aussi, des fois il m'appelle et dit « Là, ça va vraiment pas. Qu'est-ce que tu penses de ça? » Je suis comme « Ok, oui, je suis d'accord. » C'est juste ça, d'avoir la bénédiction que tu fais la bonne chose.
[00:31:45] Speaker D: Puis autre que ce qu'on vient de parler, en étant la seule ORL pédiatrique, est-ce que vous avez une pression par exemple aux vacances que vous prenez? Si vous êtes malade, qu'est-ce qui arrive?
[00:32:00] Speaker C: Avant moi, ils se débrouillaient. Non, je veux dire, j'ai besoin de vacances des fois, je suis humaine. Non, non, non. C'est sûr que je prends mes vacances, puis au pire, ils transfèrent à Saint-Jus ou au Children's. Non, non, non, c'est sûr, c'est essentiel, puis ils se débrouillent sans moi. Tout le monde est remplaçable, c'est sûr. C'est apprécié, je pense, quand je suis là, ce que je l'espère. Mais non, je ne m'empêche pas de prendre des vacances, même s'il n'y aura pas d'URL pédiatrique. C'est sûr qu'il y a mes collègues, il y a quand même des chirurgies sur la garde qu'ils sont capables de faire. Un cas de sinus compliqué qui n'est pas trop jeune, ils vont le faire. Je veux dire, ils sont très, très, très bons pour ça, drainer des abcès. Il y a beaucoup de choses qu'ils sont capables de faire.
ils me demandent « Hey, t'es-tu dispo? Qu'est-ce que tu penses de ça? » Juste un petit avis, vite, vite. Puis je dis « Ah, je vais le voir à mon retour » ou « Fais telle, telle affaire. » Ça m'est arrivé récemment, je fais du dépannage, des fois en Gaspésie. Puis mon collègue m'appelait « Un de tes patients est revenu, il est au soin de pets. Qu'est-ce que je fais avec ça? » J'ai dit « Ok, fais telle, telle chose, puis cédule-le au retour au bloc, puis je vais m'en occuper. » Fait que c'est au moins ça. Puis je leur dis des fois, j'ai dit « Écoute, tu peux l'envoyer, je suis de retour juste dans, je ne sais pas, deux semaines, dix jours. » Tu peux le céduler là ou tu peux l'envoyer à Sainte-Ju, puis souvent, ils gardent. Ils l'offrent aux parents, toujours. On ne leur ment pas. On dit qu'il y a telle ou telle chose. Vous pouvez aller à Sainte-Justine, puis finalement, ils restent. Parce que souvent, par le délai, par le temps qu'il y a finalement de transfert à Sainte-Justine, qu'il soit vu qu'eux aussi ont des enjeux de bloc opératoire à Sainte-Justine, ça peut être...
Finalement, le même temps, on s'arrange. Je veux dire, les gens comprennent aussi. Ils nous souhaitent bonnes vacances. Quand on leur dit, écoute, je ne serai pas là la semaine prochaine, en post-op, si ça ne va pas, faites telle ou telle chose, puis ils comprennent.
[00:33:55] Speaker D: Donc, ça ne devrait vraiment pas être un point négatif ou un point à avoir peur d'être la première à créer sa voile.
[00:34:04] Speaker C: Non, non, vraiment pas. Super.
[00:34:06] Speaker B: Ça serait déjà bientôt la fin de l'épisode. On a vraiment eu des belles discussions très variées sur plein de choses. On vous remercie beaucoup. Ça a été super intéressant. Je pense que les étudiantes qui vont écouter ça, ils vont vraiment apprécier aussi.
Merci d'avoir été parmi nous.
[00:34:24] Speaker C: Ça fait plaisir. Merci de m'avoir invitée. C'était vraiment agréable.
[00:34:29] Speaker A: Merci beaucoup encore à Dr Prévost d'être venu discuter avec nous ce soir. C'était vraiment super enrichissant d'avoir notre première ORL ici au podcast. C'est vraiment aussi le fun qu'on puisse déconstruire certains mythes que je pense que beaucoup d'étudiants avaient sur la salle d'opération. Donc, on vous remercie de votre écoute et on vous voit au prochain épisode.
À la prochaine!