Saison 03 épisode 01 - Dre Elizabeth Ricard

October 29, 2026 • 00:56:37
Saison 03 épisode 01 - Dre Elizabeth Ricard
La chirurgie au féminin
Saison 03 épisode 01 - Dre Elizabeth Ricard

Oct 29 2026 | 00:56:37

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Show Notes

Dans cet épisode, nous avons eu la chance de recevoir Dre Élizabeth Ricard, résidente R3 en chirurgie générale. Elle nous parle de son parcours et de son quotidien de résidente. En ce mois de la sensibilisation au cancer du sein, Élizabeth nous explique le rôle des chirurgiens généraux dans la prise en charge du cancer du sein, notamment pour les mastectomies.En parler, c’est déjà agir… et c’est aussi prendre soin de celles qui traversent cette épreuve. 

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Episode Transcript

[00:00:19] Speaker A: Bienvenue au podcast La chirurgie aux féminins. Aujourd'hui, nous recevons comme invitée Dr Élisabeth Ricard, résidente en chirurgie générale. Nous avons très hâte de discuter avec elle de son quotidien en tant que résidente en chirurgie et de ce qui la passionne dans cette spécialité si variée. [00:00:34] Speaker B: En ce mois de la sensibilisation au cancer du sein, nous sommes très contentes de pouvoir laisser la place à Dr Ricard pour discuter de son projet de recherche sur le cancer du sein. Des histoires de détermination et d'excellence, passons le micro aux femmes chirurgiennes. [00:00:47] Speaker A: Donc, bonjour Docteur Ricard. On est super contente de vous avoir aujourd'hui avec nous. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. [00:00:56] Speaker C: Ça fait plaisir. [00:00:58] Speaker A: Puis là, à la demande d'Elisabeth, on va l'appeler Elisabeth pour le reste du podcast. Donc, en fait, R3 en chirurgie générale à Sherbrooke. Est-ce que tu veux nous parler un petit peu de ton parcours? [00:01:12] Speaker C: Oui. En fait, moi, je suis née à Sherbrooke, j'ai fait primaire, secondaire, cégep ici à Sherbrooke et après ça, j'ai appliqué dans toutes les universités en médecine, comme plusieurs d'entre nous font. J'ai fait mon doctorat en médecine à Québec, puis je suis revenue faire ma résidence ici à Sherbrooke. J'ai eu un parcours somme toute assez standard de cégep, université et résidence. Je serais la seule à faire qui sort un peu d'ici. des sentiers battus, c'est que j'ai fait mon cégep en trois ans pour jouer au basket. Fait que là, je dis que j'ai pris mon temps avant de rentrer en études, mais c'était comme pour du sport-études. Puis après ça, à Québec, c'est un an de plus qu'à Sherbrooke. On peut le faire un an de plus qu'à Sherbrooke. Fait que je l'ai fait comme en cinq ans au lieu de quatre. Fait que j'ai comme... Tu sais, je suis art 3, mais j'ai... deux ans de plus. Techniquement, j'ai lâché R5 si on fait un parcours vraiment linéaire, comme certaines de mes collègues. C'est un petit peu ça. J'ai joué au basket collégial 2A. J'aurais eu l'opportunité de jouer en médecine à l'Université Laval dans le Rouge et Or, mais là, avec la médecine, c'est un peu beaucoup. J'ai décidé de faire des ligues intramuros. C'est un petit peu ça, le topo de mon parcours. [00:02:30] Speaker A: Très cool. [00:02:31] Speaker B: Est-ce qu'il y a une raison en particulier qui t'a fait choisir la chirurgie plus qu'une autre spécialité? [00:02:36] Speaker C: Bien, plusieurs raisons. En fait, une d'entre elles, c'est que mon papa est chirurgien, donc il est orthopédiste. Fait que, tu sais, j'ai comme grandi là-dedans. Quand j'étais petite, c'est le nombre de fois où au souper, c'était comme, «OK, là, aujourd'hui, les filles...» Parce que j'ai une soeur aussi. Fait que là, mon père est comme, «Ah, là, j'ai opéré tel cas, une hanche, puis là, j'y ai forcé fort.» Puis là, il nous expliquait les highlights de sa journée, puis c'était le fun. Fait que depuis que je suis petite, je me suis faite parler un peu de la chirurgie, bien de l'orthopédie surtout, du bloc opératoire, de... C'est sûr que j'ai eu un biais vers l'orthopédie en partant. Ça, c'est une des raisons pour lesquelles j'étais intéressée par le monde chirurgical. Après ça, en médecine, J'ai toujours été intéressée par toutes les cours. Toutes les cours de théorie, j'ai trouvé ça cool. Puis après ça, quand t'arrives dans les stages, moi, le côté médical, je trouvais ça intéressant, mais on dirait que le côté chirurgical a vraiment pris le dessus rapidement. Entre autres, pour le côté manuel, je suis quand même assez énergique. Comme je l'ai dit plein de fois, c'est sûr, j'accroche le micro, je bouffe partout. Je suis sportive. C'est ça, j'ai beaucoup d'énergie, fait que le côté d'aller au bloc opératoire, de pouvoir, tu sais, on fait des cas. Après ça, on va faire des consultes. Après ça, tu sais, je fais genre 12 000 pas dans une journée, là, une journée occupée. Ça, je trouve ça cool, ce côté-là. Côté manuel aussi, évidemment. Puis, le côté d'avoir un, ça, je pense, ça arrive souvent, mais tu sais, quelque chose de concret, d'avoir un impact immédiat, mettons, sur le patient, tu sais. Mettons, un patient qui est occlu, tu sais, coupe l'adhérence, puis il n'est plus occlu, tu sais. C'est comme, c'est rapide, mettons, versus prescrire des choses comme certaines spécialités. Des fois, c'est plus long, on dirait, l'effet sur le patient. Ça fait que c'est un peu pour toutes ces raisons-là que la chirurgie m'a attirée. [00:04:24] Speaker A: On entend souvent que, justement, les gens qui sont intéressés par la chirurgie, ils ont comme plein de billets qui sont super manuels, comme la couture, le dessin, l'art. Est-ce que, toi, c'était quelque chose qui a fait un petit tour? [00:04:36] Speaker C: Pas du tout. Non, non, non. 0 artistique. La seule, parce que ça c'est genre des questions un peu d'entrevue de Carme, que je me suis fait poser. Puis j'ai dit que je jouais au basket, que j'étais manuelle. Puis genre, ben t'sais en même temps ça prend du bisous pour lancer. Fait que moi c'était ça ma réponse, mais moi j'ai jamais fait aucun truc, aucun hobby de Couture artisanale, lego, je sais pas. En tout cas, bref, j'ai commencé à faire des legos, genre, cette année. Parce que mon chum s'est mis là-dedans, fait qu'on s'est mis à faire des lego. Mais j'avais jamais fait ça avant. Rien de minutieux, de travail très petit. Fait que non. Mais j'ai joué au basket, c'était avec les mains. C'était ça ma réponse. [00:05:22] Speaker B: J'ai une question qui m'est venue pour les gens qui nous écoutent, un peu comme nous qui s'en vont vers l'externat. Est-ce que tu avais pris des stages électifs plus vers la chirurgie? Est-ce que tu le savais à ce moment-là même que c'était la chirurgie qui t'intéressait plus? [00:05:34] Speaker C: Moi, j'étais quand même chanceuse de le savoir tôt dans mon parcours que c'était plus vers un... une résidence et une profession chirurgicale que je m'alignais. J'ai parlé beaucoup d'ortho en début, puis là pourtant je suis résidente à la chirurgie générale. Qu'est-ce qui se passe? J'ai appliqué en ortho honnêtement en premier choix pour être honnête, puis finalement j'ai matché en chirurgienne. On peut en parler tout de suite, mais c'est une des questions qui revient après. Ça a été quoi un moment difficile de votre parcours? Moi, ça a été de ne pas matcher finalement en Urtau. Au début, ça a été quand même un choc parce que ça faisait... J'ai grandi là-dedans, je me suis enlignée là-dedans dans mes stages, puis finalement, ça n'a pas marché. Au final, je suis R3 et je ne changerais pas de résidence pour rien au monde. La vie fait bien les choses. Je suis vraiment bien actuellement. Tranquillement, on pense au poste futur, à la carrière, à peut-être une surspécialité. Je me vois vraiment puis je m'enligne vraiment vers quelque chose. C'est sûr que je vais être heureuse en chirurgie générale. Je pense que c'est un message aussi que je veux passer, mais il ne faut pas garder les portes fermées. Il faut ouvrir les yeux sur les autres spécialités qui pourraient nous rendre heureuses. Pour répondre à ta question, oui, j'ai évidemment fait des stages en ortho, mais j'avais aussi fait des stages en chirurgienne, que j'ai découvert un peu plus sur le tors, dans le courant de ma médecine et du monde externe. Puis finalement, en faisant les stages, j'étais comme «ok, c'est hot, pareil». Au début, je me disais «je m'en vais en ortho, je m'en vais en ortho». Dans ma tête, je me disais, je vais faire un suicide match, appliqué juste en ortho. Finalement, j'ai fait de la chirurgie générale. J'étais comme, c'est le fun. Même me lever à 5 heures du matin, je suis contente, pareil. Là, c'est devenu au fil du temps une option vraiment intéressante. Fait que j'ai fait des stages en orto, j'ai fait des stages en chirurgie générale aussi. Puis, sur la fin de mon externat, j'ai comme fait un peu d'urgence, j'avais trouvé ça le fun. Fait que j''ai fait aussi un stage, je pense à Sherbrooke, vous dites électif. En tout cas, à la base, c'est genre à option. À option, c'est beaucoup plus simple, mais bref. Fait que, j'ai fait un stage aussi de bus en urgence, que j'ai rankey finalement un peu. en dernier, mais pour moi, dans mes stages d'options, j'avais mis de l'orthopédie et de la chirurgie générale. Pour finalement, aller en chirurgie générale. C'est ça. Pour avoir, je pense, plus qu'une option, puis se dire, mettons, dans tout ce que t'appliques, qu'est-ce qui peut te rendre heureuse? Puis je pense que c'est une bonne façon d'appliquer si c'est oui la réponse. Moi, je ne me serais pas vue, mettons, appliquer en pédiatrie, par exemple. [00:08:12] Speaker A: Puis justement, t'as parlé de l'épreuve qui était de ne pas marcher en orthopédie. Comment t'as géré un peu ça quand t'as appris la nouvelle, dans le fond? [00:08:22] Speaker C: Au moment de la nouvelle, j'étais quand même assez déçue, pour être honnête. Puis après ça, tu sais, sur le coup, ça fait mal. Puis après ça c'est comme, là tu te rationalises, là tu te rappelles que toi-même... Après ça, je me suis remise dans un mindset pour parler avec mes parents, ma famille. J'ai appliqué pour une raison en chirurgienne, j'ai fait mon stage, mes deux stages à option et j'avais vraiment aimé ça. Tu te remets dans le mood et tu te dis que tu n'as pas le choix d'y aller, c'est un contrat. Au début, je me suis dit que ce n'était pas ce que je voulais. comment je vais le faire, je vais l'essayer. Puis, tu sais, après quelques semaines, j'étais vendue. J'étais comme, bon, écoute, faut que j'applique en ortho. Mais c'est pas le fun, l'orthosie. C'est pas ça du tout pour dénigrer le monde qui va en ortho parce que c'était mon premier choix. J'aurais très bien été heureuse en ortho, mais j'ai dit aussi que je vais être aussi super bien en chirurgie générale. C'est ça, en me rappelant que j'avais vraiment tripé sur les stages. Puis après ça, dans les premières semaines après le match, on a eu à Sherbrooke, en général, une tradition tranquillement qui devient une vraie tradition en fait, parce que ça fait déjà 3-4 ans qu'on le fait. On fait comme une cabane à sucre avec tous les résidents, une couple de patrons aussi quand ils peuvent venir pour accueillir les nouveaux errants. À ce moment-là, On a fait des nouveaux R0 à ce moment-là. On a fait une cabane à sucre, puis j'ai rencontré mes futurs collègues. C'est vraiment une belle gang, je suis contente. Finalement, j'ai retrouvé mon pep, mettons. [00:10:00] Speaker B: Puis là, t'as parlé de ce moment-là qui était plus difficile. Je ne sais pas s'il y en a d'autres qui te viennent à l'idée quand on parle de difficultés dans le [00:10:07] Speaker C: parcours ou... Bien, dans le parcours, c'est moins, mettons, par rapport à la résidence en particulier. Mais entre autres, moi, j'ai joué au basket, tu sais, à partir de la fin primaire, j'ai joué au basket. Là, je suis assez, mais je me sourcifie, là. Ça fait que c'était comme le sport pour moi, là, comme clairement. Ça fait que j'ai joué comme de la fin primaire, secondaire, cégep. J'ai joué dans les ligues intramuraux, comme je le disais. plus tôt à l'université. J'ai joué comme quasiment 12-15 ans au basket. Puis là, j'arrivais à la résidence à Sherbrooke. Puis là, bien, j'ai regardé pour des lignes intramuraux de basket à Sherbrooke, mais t'sais, là, pour X raisons, les matchs, le soir, c'est vraiment tard. Il y a des matchs comme à 10, 10h30 le soir. Mais t'sais, dans un contexte que tu fais une résidence en chirurgie, que tes stages Il y a plusieurs stages chirurgicaux où tu te lèves dans les 5h, tôt 6h du matin. Me coucher à minuit pour du basket, on dirait que tranquillement c'est devenu moins une option. Ça, ça a été un petit deuil au début de la résidence de prendre la décision de lâcher le basket. Puis c'était vraiment mon sport. Puis vu que j'ai comme pas mal fait du basket d'élite avec des camps d'été quand j'étais au secondaire, ben c'était comme un peu ce sport que je faisais. Ça fait que là, ça a été de me refirer de bord, puis de faire «OK, ben je suis sportive, j'aime le sport, qu'est-ce que je fais?» Fait que j'ai embarqué plus dans une track de course depuis la pandémie en fait, là aussi un petit peu avant parce que les gyms étaient fermés. J'ai embarqué plus dans la course, j'ai commencé à courir plus, j'ai fait une couple de demi-marathons R1 et R2. C'était même pas voulu, mais j'ai eu mon chandail de triathlon. C'est pour ça que j'espère que les vidéos vont marcher. Il y a des petites filles qui font du triathlon. Bref, j'adore. Puis finalement, j'ai switché au triathlon, entre autres avec l'influence de mon copain qui a fait un demi-Ironman. Fait que là, j'ai fait «Ah ben là, pourquoi pas?» Fait que je me suis acheté un vélo, une base pour m'entraîner dans mon appart. Fait que c'est littéralement... Tu sais, c'est vraiment plus flexible que le basket. Parce que le basket, quand tu veux jouer contre quelqu'un, à moins que tu lances au panier, mais quand tu veux jouer contre quelqu'un, c'est à heure fixe, souvent tard le soir. Fait que quand tu finis ta journée, T'as moins, des fois, le goût de revenir chez vous. Là, il fait chaud, t'es bien dans ton appart, faut que tu ressortes. En tout cas, moi, je trouvais ça vraiment tough, puis en plus, me coucher tard. Je me suis plus mis à la course, puis après ça triathlon, c'est plus malléable. Je me suis acheté un vélo dans mon appart, fait que là encore, pas d'excuses, c'est juste à côté de mon sofa. Puis, je nageais plus pour pas me noyer, mettons. Fait que là, j'ai commencé à nager plus pour avancer. passer du petit chien au crâle. Puis là, j'ai fait, bien là, pourquoi pas m'inscrire à demi Ironman aussi. Ça a été mon premier triathlon. Mes parents, au début, étaient un peu, comment dire, un peu découragés. Je pense qu'ils trouvaient que j'en faisais beaucoup. Mais, tu sais, ça se met dans une résidence, quand même, en chirurgie. C'est juste d'être organisée. C'est ça. Ça a comme... J'ai un autre petit deuil au début de la résidence de lâcher le basket. J'ai quand même trouvé trois sports. L'annonce, j'aime moins ça, pour être honnête, mais quand même deux sports vraiment intéressants. Puis en plus, mettons, de la rando, du ski, de temps en temps, selon la saison. [00:13:20] Speaker B: Super. Puis à travers tout ton parcours, est-ce qu'il y a quelque chose que t'aurais aimé savoir plus tôt ou être au courant? [00:13:27] Speaker C: Bien, c'est ça. Je pense que j'ai un petit peu dit tantôt, mais comme étudiante, de réaliser aussi que ce n'était pas juste, mettons, l'ortho qui existe. Peu importe dans quoi tu appliques, que tu vises, genre la bateau ou la pneumo, tu sais, c'est vraiment, tu sais, puis de plus en plus, ça va être contingenté, je pense, les sur-spécialités avec les cohortes qui augmentent, puis juste les postes, je pense, en spécialité quand même augmentent aussi, mais je ne sais pas à quel point ça suit de façon vraiment tangente. Je ne sais pas, bref, cette courbe-là, c'est quoi? Ça suit de façon linéaire l'augmentation des postes en médecine. Est-ce qu'il y a plus aussi à ce point-là de postes en spécialité? Je pense que ça va être de plus en plus contingenté, possiblement, d'appliquer en spécialité comme externe, de se garder les portes ouvertes, admettons, de ne pas juste fixer sur un objectif parce que ça peut que tu sois déçu. [00:14:24] Speaker A: Puis, mettons qu'on rentre dans une journée typique en tant que R3 en chirurgie générale, ça ressemble à quoi? [00:14:31] Speaker C: En tant que R3, c'est peut-être moins un bon exemple parce qu'on a quand même plusieurs stages. ectopique, mettons, hors de la chirurgie. Pour donner un exemple, en ce moment, je suis en stage de clinique, ça fait qu'on commence à 8 heures le matin, mais c'est quand même la minorité de nos stages sur 5 ans où on commence à 8 heures le matin. Fait que, mettons, si on regarde un exemple de stage de chirurgie générale, vraiment, D'habitude, on commence un peu avant 7h. Ça peut aller jusqu'à 6h le matin quand t'as vraiment beaucoup de patience à tourner. Mettons entre 6h et 7h30, mais d'habitude autour de 7h qu'on arrive, qu'on tourne. Journée typique, ça va être du bloc opératoire, de 8 à 4. Puis entre les blocs, entre les cas, on va aller faire des consultes. Réviser avec les externes, réviser avec les juniors. Puis au travers de ça, si il y a des temps morts, On fait de l'enseignement aux externes, on fait de l'enseignement aux juniors et on se fait faire de l'enseignement par les patrons. C'est rare, mais s'il y a vraiment des temps morts, on va voir en endoscopie, on va voir en clinique. On a aussi des stages dédiés d'endoscopie et des stages dédiés de clinique, comme ce que je fais actuellement. Mais mettons, ça c'est un peu de 8 à 4 pas mal. Le bloc c'est de 8 à 4, le bloc électif. Puis après ça, généralement tant qu'on finisse la journée, on donne les congés. Généralement on finit vers 4h30-5h00. On finit rarement quand même une journée normale plus tard que 5h00-5h30. Puis après ça c'est une journée... sans garde. La vraie, c'est la garde. Mais la garde, c'est à partir de 5h le soir jusqu'à 8h le lendemain. Fait que les gardes de semaine, puis les gardes de fin de semaine, c'est 72h. Fait que du vendredi au lundi. Fait que ça, ça peut être très, très, très variable. Fait que ça peut être très peu occupé, comme t'as quelques appels une ou deux fois dans la nuit, t'opères un peu en soirée, mais tu finis pas full tard. Ou tu peux faire une nuit blanche puis pas dormir. Ça fait que c'est super variable. Ça dépend aussi de l'hôpital à laquelle tu es. Nous, à l'Hôtel-Dieu, c'est un peu plus la chirurgienne régulière, en guillemets. Des véhicules, des occlusions, on se fait transférer des patients aussi de l'extérieur. Puis à Fleury-Mont, il y a ça, oui, mais en plus, il y a de la trauma. Ça fait que tous les... mettons, les urgentologues, quand ils reçoivent un 10-10, ça fait qu'un... Comment dire? un appel des ambulanciers qui arrivent, «Ah, on a un patient de tel âge, il s'est passé un accident de telle affaire, puis mettons, un accident d'auto, puis ça, ça, ça, c'est signe vitaux.» Puis l'urgento avec les signes vitaux, avec le mécanisme aussi de, mettons, un accident de moto, un piéton qui se fait frapper, ça va monter plus vite en termes de gravité de trauma. Puis selon la gravité du trauma, l'urgento, lance un code 1111 ou 2222. C'est comme les codes traumas qui s'activent sur notre pagette à nous. C'est comme, j'ai besoin d'aide, on a besoin de la chirurgie. Puis le 2222, c'est les traumas un peu moins sévères. Puis les 1111, c'est les traumas plus sévères. Ça, ça bloque le bloc opératoire, ça appelle les soins intensifs, ça bloque le scan. Puis c'est comme plus gros comme mécanisme. À Fleury-Mont, ça, à cause des traumas, ça fait que c'est aussi... Tu peux avoir l'air d'être toute gérée ta journée. Juste mettons, la fin de semaine, tu as une garde à Fleury-Mont. Puis un 72 heures encore. Puis tu sais, admettons, en début d'après-midi, on se disait «Hey, ça va bien la journée, on a donné des congés.» La liste, on l'a rapetissée. Puis à partir de comme trois heures et demie, on a eu trauma sur trauma sur trauma. J'ai fini comme à trois heures du matin, on a eu sept traumas au total. C'est ça. Puis c'était toutes des affaires différentes, sauf un qui c'était deux patients du même accident, admettons. Ça, c'est très variable. Les gardes, c'est super variable en chirurgie. En chirurgie générale, par contre, il faut savoir quand même que c'est des gardes généralement assez occupés comparativement à d'autres spécialités chirurgicales qui opèrent moins la nuit, mettons. Nous, c'est qu'on a des grosses listes de patients. Ça fait qu'on peut se faire appeler pour plus de patients. il a mal, il a mal au cœur, il a des peaux tendues. Quand tu as 15 patients versus 30 sur ta liste, la chance de te faire appeler pour un de ces patients-là est plus importante. À Fleurimont aussi, on couvre la chirurgie pédiatrique. On couvre aussi la chirurgie thoracique sur les gardes. Ça fait qu'il y a encore plus de raisons de se faire appeler, mettons. [00:19:05] Speaker B: À travers tout ça, j'entends qu'il y des nuits où tu ne dors pas du tout. Est-ce que c'était quelque chose qui te stressait avant d'arriver? Comment tu gères en ce moment tout ça? [00:19:16] Speaker C: Bien, quand on dort vraiment pas, il y a quand même la possibilité de prendre des lendemains de garde. Ça veut dire que tu vas tourner le matin, puis après ça, tu retournes chez toi. Là encore, ça dépend de... mettons, dans le milieu, si tu es la seule résidente, ou qui manque de monde, des fois, malgré le peu de sommeil, t'es un peu obligée de rester, là, t'sais, c'est jamais imposé, mais t'sais, moi, je me sentirais mal de partir des fois si je laisse quelqu'un un peu tout seule dans le pétrin. Mais t'sais, dans les stages de chirurgie, comment je le gère, c'est que j'essaie de me coucher le plus tôt possible, t'sais. Dans les stages de chirurgie, quand je me lève dans les 5 h du matin, à 9 h, je suis dans mon lit le soir. Ça fait que ça fait quand même des courtes... soirée, quand on finit vers 5, 5h30, puis je sais que je me couche dans même pas 4 heures. Ça fait qu'en pas beaucoup de temps, il faut que tu gères toute ta vie. Parce que sinon, t'es à l'hôpital. Puis on a 9 gardes par mois. Bien, juste 4, 9 gardes par mois. Mais généralement, t'sais, quand t'as pas de congés, ça tourne autour de 7, 8, 9. C'est rare que ça va en bas de ça. Sauf si t'as une semaine de congés là, à cause de la convention, t'en as moins. Mais c'est ça. Fait que c'est de me coucher plus tôt qui m'aide à essayer d'avoir mes heures de sommeil. Pis quand c'est les fins de semaine que je suis pas de garde, j'essaye de mettre quand même pas trop d'affaires le samedi matin pis le dimanche matin pour essayer de dormir un peu. C'est comme ça que j'ai trouvé. [00:20:39] Speaker A: Puis, tu sais, au Préclinique ou même au Prédoc, on se concentre beaucoup sur l'aspect médical de la médecine. Comment, quand tu arrives en R1, comment tu apprends, en fait, à faire de la chirurgie? Comment ça fonctionne? [00:20:52] Speaker C: Bien, c'est vraiment progressif. Tu sais, au début, une appendice, ils ne vont pas te donner les manettes au R1. Quand tu fais l'appendice, c'est instantané, il faut que tu en aies vu une. L'habitude, quand tu es rentré en chirurgie, puis que ça marche. Tu as fait des stages en CHIR, tu as appliqué, tu es rentré, et d'habitude, tu en as vu des appendices. Au moins, tu te doutes un peu, ça ressemble à quoi. Je donne l'exemple des appendices parce que c'est comme la première chirurgie qu'on fait au complet comme résident. Pour donner une idée, à Sherbrooke, on est quand même vraiment bon pour s'exposer tôt les juniors au bloc opératoire. Mettons comme R1, après quelques mois, vers pas mal dans ce temps-ci, les R1 commencent à avoir fait leur première appendice au complet. Le patron est brossé, le seigneur tient la caméra. On guide, évidemment, mais il fait les gestes tout seul. Ça, c'est quand même cool. Mais c'est vraiment progressif. Par exemple, pour l'appendice, au début, c'est de mettre les trois quarts, les parts métalliques qu'on rentre dans la bédaine pour mettre les instruments. Ça, c'est comme la première affaire. Après ça, bien, t'apprends... Une fois que le seigneur va, comme, disséquer l'appendice, couper l'appendice, après ça, il va redonner les manettes au junior, puis le junior va essayer de mettre l'appendice dans le sac. Puis là, t'sais, ça a tellement l'air facile quand, en fait, le patron le fait, puis après ça, comme junior, t'essaies de le faire, puis... C'est tranquillement, on s'entend, c'est toujours des gestes qui ne sont pas dangereux pour le patient, qu'on laisse faire au début, puis plus ça va. Au début, tu cherches tes pinces, tu ne sais même pas t'es où dans le patient, puis après ça, t'es capable de repérer ta main gauche, ta main droite, puis là tu prends la pin 10, tu la mets dans le sac, puis là c'est comme… c'est temps d'aller se reposer, t'es brûlé. C'est super progressif, c'est comme ça que t'apprends à opérer, c'est vraiment, on est en full exposition. C'est pour ça que les gardes c'est quand même brûlant, mais en même temps c'est là que t'as une bonne partie de l'exposition, de tout ce qui est les chirurgies urgentes, les appendicites, t'es pas mal toujours dans cette catégorie-là, les collicitites, les occlusions, les cœurs d'occlusion. Fait que c'est ça, c'est vraiment en ayant full exposition. Puis en avançant, tu fais tout le temps de plus en plus de petites techniques supplémentaires. Tu fermes la fin, tu fermes les points. Fait que c't'un p'tit peu ça, c'est comme ça qu'on apprend à opérer. En allant lire aussi le soir, tu sais, tu prépares tes cas là, à peindre cette vésicule souvent, tu commences à savoir les étapes, t'les as tellement vues souvent, mais mettons des... une chirurgie que tu as moins vu souvent, mais la veille, tu vas lire tes cas. Il y a des manuels de chirurgie avec étape 1, tu coupes, et après étape 2, tu fais ça. Tu vas lire et c'est comme ça que tu apprends tes étapes et tes manuels. [00:23:33] Speaker A: Puis, qu'est-ce que tu aimes le plus dans la routine en chirurgie? [00:23:38] Speaker C: Le bloc. Je pense que c'est peut-être la réponse qui doit venir quand même le plus souvent. Le bloc, clairement, parce que c'est ça, comme je l'ai dit, c'est super concret. C'est le fun d'avoir un impact sur le patient rapide, puis ça passe vraiment vite quand on est au bloc, quand on opère, tac, tac, tac. C'est en ligne, entre les cas, on règle des consultes, on retourne au bloc, tac, tac tac. Je dirais quand même le bloc. Mais en deuxième temps, je trouve ça vraiment le fun de parler au patient. La tournée le matin, des fois, C'est comme toujours, on dirait la ligne entre être efficace, mais en même temps, tu veux prendre le temps d'expliquer aux patients. C'est toujours un équilibre, mais j'ai hâte d'aller voir comment les patients vont. C'est le fun de voir aussi. Ce n'est pas tout le temps tout le monde qui s'améliore à vue d'œil. Il y en a qui vont avoir des complications, il y en a qui ne vont pas bien. Mais quand même, c'est le fun d'avoir le feed-back des patients, de voir qu'on les a quand même aidés. [00:24:33] Speaker B: Donc, dans le fond, nous, on s'est vus la première fois dans une journée. En fait, c'était la journée de la recherche du département de chirurgie de l'Université de Sherbrooke, ici. Puis, j'ai vraiment accroché sur votre projet de recherche qui, je pense, était fait conjointement avec la patronne, Docteur Comeau, merci. Donc, je ne sais pas si tu veux nous en parler davantage. [00:24:54] Speaker C: En fait, c'est une évaluation de la qualité de l'acte. Ça, c'est comme de regarder à Sherbrooke, de revenir sur un sujet et de faire notre propre évaluation de comment on a été, est-ce qu'on a été bon ou pas, qu'est-ce qu'il peut améliorer. C'était une EQA sur les mastectomies totales en chirurgie d'un jour. Essentiellement, à Sherbrooke actuellement, la majorité des mastectomies totales, c'est d'enlever le sein au complet, souvent dans un contexte de cancer. souvent les patientes vont rester une journée à l'hôpital. En fait, une nuit, puis ils partent le lendemain à post-op 1. Mais dans plein d'autres centres partout ailleurs dans le monde, ça commence à être de plus en plus régulier qu'ils font ça en mastectomie. Les mastectomies totales, en fait, ils font ça en chirurgie d'un jour. Ça veut dire qu'ils opèrent, mettons, à 10 heures le matin, la patiente sort de la salle d'op, elle se réveille, elle boit un petit jus, elle a plus mal, puis OK, on est prêt, puis à 14 heures, elle part, puis elle va chez elle. Donc, essentiellement, on voulait évaluer, faire un OCUOP, et de voir à Sherbrooke, est-ce qu'on peut tranquillement penser à implanter la chirurgie d'un jour pour ces patientes-là. On a fait une revue de la littérature, je l'ai faite pour mon introduction, mais une revue de dossier. pour regarder les dossiers. On a regardé 31 mastectomies totales. Il y a des personnes qui étaient bilatérales, donc j'ai vraiment 31 mastectomie totale. Puis on regardait les complications. Les deux principales qu'on regardait, c'était un segment important, puis les réopérations. C'est comme les deux complications vraiment que tu ne veux pas manquer. C'est vraiment très rare que quelqu'un va décéder d'une mastectomie totale. Nos résultats, en bref, sur les 31 mastectomies totales, il y en a juste un, en fait le seul homme, pour faire exprès, à compliquer, puis qui a saigné, donc qui a été réopéré, qui a été ramené au bloc opérateur, puis qui est reparti le lendemain de sa complication. Mais lui, il est arrivé six jours après la première chirurgie. De toute façon, Il aurait compliqué pareil. Le fait de l'avoir libéré en chirurgie d'un jour versus l'avoir libéré à post-top 1, ça n'aurait rien changé. Il a compliqué à post-top 6. C'est sûr que notre échantillon n'est pas très gros, mais c'est arrivé à un seul patient. Ce n'était pas tant prévisible vu que c'est arrivé post-top 6, le patient est revenu, il était stable, son hémoglobine était belle. J'ai vraiment un gros hématome. C'est pour ça qu'au final, on s'est dit qu'effectivement, c'est vraiment une avenue, on va continuer à l'implanter tranquillement. Ça commençait tranquillement où je suis, mais on dirait que d'avoir fait ce projet-là, ça confirme que c'est vraiment une avenue qui est sécuritaire. On avait quand même établi des critères spécifiques d'inclusion pour les patientes. Entre autres, on ne veut pas que ce soit des patientes trop malades qui prennent des anticoagulants. On les classe, les patientes très âgées ou qui habitent super loin de l'hôpital. On veut quand même garder un range de patientes. Mais avec ces patientes-là, on va quand même commencer un peu plus progressivement à l'implanter, vu qu'on a démontré que c'était sécuritant. En gros, c'est ça que j'ai présenté le 2 octobre. [00:28:26] Speaker B: Mais c'est encore intéressant de l'entendre une deuxième fois. Je me demandais, par rapport un petit peu plus à comment ça s'emboîte avec ton quotidien, est-ce que la recherche c'est accessible? Est-ce que c'est facile à intégrer à travers une résidence en chirurgie? [00:28:40] Speaker C: Bien en fait, c'est pour la résidence, c'est pour graduer R5, il faut que tu fasses deux projets de recherche. une, évaluation de la qualité de l'acte, puis un, bien à Sherbrooke c'est comme ça, je pense quand même, c'est la plupart, je pense c'est comme ça pour toutes les universités en tout cas au Québec, mais, fait que une AQA puis un plus gros projet, mettons de guillemets, fait que, tu sais, de un c'est obligatoire, fait que quand c'est obligatoire c'est quand même toujours un peu stimulant de le faire, mais tu sais, j'avais quand même un intérêt pour mes projets, tu sais, tu choisis quand même des, tu peux choisir les projets que tu veux, fait que j'ai quand même choisi des sujets qui m'intéressaient. Fait qu'au quotidien, il faut quand même que tu le rendes dans ton horaire, parce que, mettons, m'entraîner dehors, il fait beau, les feuilles font crunch quand je cours dessus, versus faire de la collecte de données, on dirait que des fois il faut le prioriser et tu l'écrives dans ton agenda pour le faire. Mais je trouvais que ce qui était facilité, on a quand même des stages dédiés à la recherche ou en partie à la recherche, ça aide, ça fait des gros blitz de clairer des choses. Puis moi, j'aime bien ça cocher des tâches puis les avancer. Ça fait que c'était quand même stimulant de me dire, OK, là, au début d'art 3, entre autres, j'ai eu un mois de recherche. Ça fait que là, je me suis fait un planning de feu de Dieu très détaillé, puis je cochais mes tâches, puis j'avance ça de même. Ça fait que, tu sais, avec le temps dédié, puis je pense avec un minimum de... motivation, tu es quand même capable d'éclairer. Moi, mon but, c'était de... Tu sais, j'ai fini pas mal tous mes projets, puis je suis début R3, puis techniquement, j'avais jusqu'à R5 pour les finir. Ça se fait. Je me suis juste fouettée un peu pour que ce soit fini quand même assez rapidement pour que je puisse me concentrer plus à la chirurgie, puis étudier vraiment en détail la chirurgie passée, puis ne pas me sentir mal, mettons. OK, là, je veux étudier, mais là, il faut que je fasse mes projets. C'est pour ça que j'ai travaillé fort pour essayer de déclencher rapidement. Mais ça se fait, c'est juste un peu d'organisation. [00:30:42] Speaker B: plus tard d'intégrer la recherche? [00:30:44] Speaker C: Genre, cliniciens, chercheurs, genre... La recherche, je dirais peut-être un peu moins. T'sais, participer à des projets de recherche plus cliniques, il m'excente que ce soit moi qui doive, mettons, me taper un protocole de recherche, oui. Mais t'sais, c'est ça, de... collecte de données, protocole de recherche, aller, les courriels de back and forth, de comité d'éthique, c'est quand même long, laborieux. Je trouve, pour moi, j'aime ça quand ça avance vite et que les choses soient réglées rapidement. Je trouve ça quand même long, tous ces processus-là, mais participer à un projet clinique, exemple, je ne sais pas, Il y a une infirmière de recherche où il y a un résident, mettons, qui fait un projet sur telle affaire, puis il veut recruter de mes patients, puis il me donne un code QR à de nos patients, puis, tu sais, parler du projet, puis après ça, de voir le ressenti des patients, ça, certainement. Mais tu sais, de l'organiser peut-être un peu moins plus tard. Je suis plus fait pour enseignement, mettons, comparé à la recherche, entre les deux, là. Ça, j'aime vraiment plus ça. Aux externes, montrer et faire des points, entre autres. J'avais donné des petits ateliers de point de suture l'année passée, il y en a cinq ou quatre données cette année. Les petits cours de préparation aux entrevues, des petits trucs comme ça, j'aime quand même ça. Puis, c'est ça, expliquer l'anatomie au bloc. Je suis comme, ok, ça, c'est quoi? Ça, j'aime quand même ça faire de l'enseignement. [00:32:18] Speaker B: Merci de nous avoir parlé du projet de recherche. Dans le fond, ça s'intègre un petit peu au travers du mois d'octobre, qui est quand même le mois de la sensibilisation pour le cancer du sein. C'est sûr qu'on pensait aussi peut-être parler un peu plus du cancer du sein, puis où la chirurgie intervient là-dedans. C'est quoi concrètement une mastectomie, par exemple, pour essayer de démystifier un petit peu le tout, puis peut-être intéresser des gens qui ne savaient pas que les chirurgiens généraux pouvaient faire des mastectomies et des choses comme ça. [00:32:48] Speaker C: Oui, c'est ça. Je pense que c'est aussi entre autres pourquoi on s'appelle les chirurgiens généraux, parce qu'on opère les seins, on opère le ventre, tout pas mal les organes dans le ventre, sauf ce qui est ureaux et gynécaux. Puis aussi la peau. Entre autres, le cancer de la peau et l'anombre, c'est des chirurgiens généraux qui font ça. Il y en a quelques-uns aussi qui font de la thyroïde, en passant. Ça peut être vraiment général général. Mais mettons plus pour la chirurgie du sein, La plupart des opérations, ça va être des mastectomies partielles ou mastectomies totales. Les mastectomies partielles, ça dit bien quand même. On part avec un bout de la glande mammaire. Souvent, ça va être pour un cancer, mais ça peut être pour un fibroananome qui est si douloureux. Il y a d'autres affaires dans le sang qui peuvent arriver. Mastectomie totale, c'est enlever le sein au complet, le mamelon tout, puis refermer ses plats, mettons, le résultat final. Ou tu peux faire une chirurgie conjointe avec la plastie, puis eux, ils peuvent faire des reconstructions immédiates. Mettons, la chirurgie générale enlève le sein, puis la plastie, après ça, continue la chirurgie en mettant une prothèse. Au réveil de la patiente, la patiente a encore ses deux seins. [00:33:58] Speaker A: Puis, quand la patiente arrive en salle d'oeuvre et qu'on n'est pas capable de palper la masse, comment vous la trouvez pour ne pas opérer un peu dans le vide? [00:34:08] Speaker C: Oui, c'est ça, parce que tu ne veux pas en enlever trop. Tu ne veux pas enlever quelque chose de simple et tu laisses la faire pas bon. Essentiellement, à Sherbrooke, ce qu'on fait surtout, c'est des harpons. C'est un petit fil de fer que le radiologiste, le matin de la chirurgie, va venir. Un petit fil de métal que le radiologiste vient mettre dans la proche ou juste dans la tumeur, dans les calcifications méchantes, mettons, qu'on veut enlever. Lui, sous imagerie, il va aller porter le petit fil. dans le sein. La patiente va arriver avec un petit fil de métal qui sort de son sein en salle d'op. Pendant la chirurgie, on peut bouger le fil de métal et on le sent bouger dans le sein. Puis avec les mammographies qu'on a aussi pré-op avec le petit fil, on est capable d'évaluer dans quel cadran se trouve la tumeur, dans quel cadran il faut aller disséquer. Puis après ça, on est capable de viser puis de faire notre dissection autour, de couper les tissus puis de garder le bout du petit harpon dans le milieu du spécimen. Le but, c'est de ne pas voir le bout parce que le bout, souvent, il est là où c'est méchant. On veut retirer tout ce qui entoure, mettons, le bout du harpon. Puis là, c'est comme ça qu'on peut opérer des lésions qui sont non palpables. Sinon, il y a aussi des billes. C'est une autre technique, là, qui sont comme injectées par le radiologiste aussi, puis ça prend une petite machine spéciale, puis ça fait genre des sons quand t'approches la machine plus proche de la bille, mais à Sherbrooke, c'est un peu... ils l'avaient testé un peu, mais c'est plus les harpons, là, qu'on utilise actuellement. [00:35:54] Speaker A: Puis avec le cancer du sein, puis même plusieurs types de cancers, on entend souvent parler des marges. Qu'est-ce que ça veut dire les marges? Puis pourquoi ça nous stresse autant, puis on veut que les marges soient négatives? [00:36:06] Speaker C: Oui, bien dans le fond, les marges, c'est le tour de tissu que tu veux enlever. Peu importe c'est où, ça peut être des marges sur le sein, mais ça peut être des marges au niveau du côlon, ça peut être des marges en ORL, il enlève un bout de visage, puis il y a des marges. En tout cas, le but souvent, ce n'est pas tout le temps le cas dans tous les types de chirurgie, mais la très grande majorité du temps, tu veux que tes marges soient négatives. Dans le fond, tu ne veux pas couper dans du cancer. Le but, c'est de couper dans du tissu sain pour que le cancer reste au milieu de ton spécimen, au milieu du bout que tu enlèves. Après ça, le pathologiste va faire des coupes très fines du spécimen que tu envoies, l'analyser, puis lui va être capable de mesurer, mettons, c'est à combien de millimètres du cancer qui a du tissu simple. Selon le type de cancer, selon t'es où dans le corps, tant de millimètres c'est acceptable. Si c'est juste qu'il n'y a pas de cancer sur le côté, c'est correct. Des fois, les marges, c'est trop proche. Fait que là, il faut des fois retourner en chirurgie pour enlever un autre petit bout de sein. Fait que c'est très, très variable. C'est une discussion avec la patiente aussi, parfois, de ne pas retourner au bloc selon c'est quoi la pathologie, selon c'est quoi le type de cancer. Mais en gros, les marges c'est d'enlever C'est d'enlever le cancer, mais on ne veut pas voir le cancer quand on l'enlève. Il faut que tu aies du tissu sain autour de tous les bords, en haut, en bas, à droite, à gauche. [00:37:44] Speaker A: Tantôt, tu as mentionné que tu aimais beaucoup se parler avec les patients et aller voir s'il allait bien. C'est quoi les mythes que tu as le plus tendance à devoir déconstruire avec les patientes par rapport au cancer du sein? [00:37:56] Speaker C: Comme R3, je viens juste de commencer mon stage de clinique, Jusqu'à maintenant, je n'en ai pas fait tant que ça de clinique. Honnêtement, je suis allée chercher sur Internet pour voir ça. Open Evidence, selon lui, c'était quoi les mythes. Mais pour le fun, j'en ai trouvé. Puis ça fait quand même du sens, parce que j'ai déjà entendu ça, mais pas nécessairement par des patients, mais c'est entre autres le déodorant, l'antibiotique, que ça peut créer le cancer du sein. Mais non, ils ont fait plein de tests là-dessus, plein d'études, puis ce n'est pas prouvé. J'ai appris ça un peu aussi. Les soutiens-gorges, ça a l'air qu'il y a des gens qui pensent que ça [00:38:33] Speaker B: peut créer le cancer du sein. [00:38:36] Speaker C: Fait que là encore, c'est un mythe. Les traumas, genre de se cogner le sein. Ça a l'air que ça peut être un... Des gens pensent aussi que ça peut créer le cancer, mais c'est pas vrai. Fait que c'est ça. Je suis allée lire là-dessus, je les ai appris un peu en même temps que vous. J'ai pas fait assez de cliniques encore pour me faire poser ce genre de questions-là, mais c'est intéressant. [00:39:04] Speaker B: On avait des petites questions de la fin, finalement, pour conclure tout ça. Merci de nous avoir parlé de la chirurgie, de ton parcours, puis un peu du cancer du sein. Puis on se demandait, en fait, si t'avais une chirurgie préférée. [00:39:16] Speaker C: Ben, j'ai pas encore de chirurgie préférée préférée. En fait, je les aime pas mal toutes. Mais, celles que je n'aime pas, c'est les chirurgies de gangrène de fourni. Donc, si vous savez pas ça, allez le googler. C'est pas des pathologies qui sont particulièrement... Dans le fond, essentiellement, c'est une fachette nécrosante du périnée. C'est une infection sévère des tissus mous, de la peau, mettons pour les hommes le scrotum, le testicule, le périnée, l'empériana. C'est des chirurgies qui ne sont pas full of fun à faire, dans le sens que ce n'est pas chic. La chirurgie, essentiellement, le but c'est d'enlever tous les tissus qui sont morts et de débrider. d'enlever, puis c'est que ça se propage super rapidement, fait que c'est une chirurgie urgente. Puis souvent, c'est que c'est associé à des odeurs assez puissantes. Donc, ça fait que c'est pas... c'est pas ma favorite. Puis ça fait des résultats esthétiques pas fameux, là, t'sais, dépendamment de à quel point c'est atteint. Faut que t'enlèves beaucoup, tout, tout, tout ce qui est mort, essentiellement. Fait que je dirais que ça, c'est pas mal dans mes moins préférés. Mais sinon, t'sais c'est ça, comme R3, début R3, Je commence à opérer des cas de A à Z tranquillement, mais pas tant que ça encore. C'est progressif, comme on disait tantôt. Ça, je pourrais vous donner une réponse plus orientée fin R5. Quand je vais faire la plupart des cas, pas de cas surspécialisés, évidemment. Je ne ferai pas un Whipple tout seul fin R5, évidemment. Les cas de chirurgie générale-générale, fin R5, quand on les fait au complet, là je pourrais donner un verdict. Mais pour l'instant, je dirais que j'aime toutes. C'est assez clair. [00:41:02] Speaker B: Puis est-ce qu'il y a un conseil que tu donnerais à des étudiants, étudiantes en médecine qui écoutent le podcast? [00:41:08] Speaker C: Bien, tu sais, je pense que je l'ai abordé tranquillement, mais être organisée. Tu sais, je pense ça, ça a été pour moi vraiment le numéro un dans toute la médecine, d'être organisée en termes de... d'études, puis après ça, de stages. C'est d'être capable d'étudier dans le stage dans lequel je suis, pour être bonne après ça, puis avoir des bonnes évales, ça va tout le temps ensemble. Mais après ça, mettons, en résidence, pour être capable de faire dans une journée tout ce que je veux faire avec l'entraînement, comme on a parlé tantôt. Moi, je trouve que mon agenda, c'est ma vie. J'ai un agenda très serré, j'ai beaucoup d'affaires. Mais le fait des prévoirs d'avance, je trouve que c'est ça qui est le best. Ça me permet de planifier aussi, d'avoir du temps avec ma famille, avec mes amis. Telle fin de semaine, je vais à tel ami. Ce soir, je vais au super chez mes parents. Ça me permet de planifier mes choses. D'être organisée, je dirais vraiment que c'est le numéro un. que j'avais... que je m'étais notée. Puis, après ça, tu sais, c'est beau d'aimer ça, la chirurgie, mais, tu sais, ce n'est pas juste ça, la vie aussi, là. Je trouve, surtout, je trouve peut-être en 2026, ça a changé aussi tranquillement, mais avant ça, les résidents, tu sais, il y a comme des petites blagues de... Tu t'appelles résident parce que tu résides à l'hôpital. Tu sais, aujourd'hui, c'est comme moins le cas, là. On dirait qu'il y a un chiffre peut-être plus vers... faire d'autres choses que de la médecine, faire d'autres choses que de la chirurgie. Je trouve d'avoir d'autres passions que la chirurgie, de faire autre chose. J'ai parlé beaucoup de sport, mais mes collègues résidentes ne sont pas toutes ultra sportives et n'aiment pas aller courir pour le fun à 12 kilomètres. Il ne faut pas que tu dises qu'il faut absolument que tu sois sportive pour vouloir aller faire de la chirurgie. J'ai des collègues qui ne sont pas particulièrement sportifs non plus, puis ils se débrouillent super bien aussi. Ce n'est pas un prérequis, c'est juste que ça adonne que c'est un peu plus, mettons, le monde qui sont sportifs, qui sont intéressés par la chirurgie, parce que c'est quand même physiquement demandant. Mais tu sais, système, les tricots, l'artisanat, comme on disait tantôt, je suis sûre que tu pars déjà avec une petite longueur d'avance sur ceux qui n'ont jamais fait de travail minutieux, mettons. Mais tu sais, que ce soit la lecture, la cuisine, les randonnées, tu sais. trouver quelque chose d'autre que la chirurgie, ça fait que, tu sais, c'est quand même important, je pense, de faire des pauses, puis de, la fin de semaine, de décrocher, le soir aussi, tu sais, il y a des moments pour étudier, il y a des moments aussi pour faire autre chose. Fait que, je dirais, deuxième chose d'être, d'avoir d'autres passions. Puis, mettons pour les stages, tu sais, votre question, c'était comme pour réussir en chirurgie, fait que j'avais comme aussi interprété comme, comme externe, qu'est-ce qu'on aime aussi pour les externes, mais je dirais les externes qui sont proactives. Proactif, j'ai comme accordé féminin. Mais bon, quand dans les stages, les externes sont comme bon ok, on a fini ça, il y a-tu d'autres choses à faire? Ça c'est le fun. Ok, telle consulte est révisée, est-ce que je peux aider? puis où ils m'arrivent, on a fait une consulte, puis ils ont déjà prescrit toutes les prescriptions d'admission du patient. Ils se sont essayés sur des affaires-là. Est-ce que je le mets à genre? Est-ce que je mets un tube nasogastrique? Tout ça. Ça, c'est le fun, les externes qui s'essayent, qui sont proactifs, qui nous aident, puis tu vois qu'ils sont... Quand les résidents, ils ont la broue dans la toupette, puis qu'ils courent partout, Si l'externe matche un peu et qu'il embarque aussi dans l'énervement, on voit qu'il tient ça à cœur et qu'il est impliqué. Quand on ne sait pas trop où sont les externes, des fois, c'est comme «Ah, il est où? Il est-tu parti gosser sur son sel à quelque part?» On ne le sait pas. Donc, d'être là, de rester, de s'intéresser, juste de poser des questions. J'ai eu des super bons externes qui ne voulaient même pas aller en chirurgie. C'est juste honnêtement d'être intéressé. d'essayer. Au pire, c'est juste un mois dans ton externat, puis t'auras vécu c'est quoi de te lever tôt et de tourner les patients. Mais de toute façon, après ça, admettons que tu fais de la main d'interne, de la médecine familiale, il y a beaucoup de pathologies chirurgicales que tu vas retrouver, que tu vas voir. Tu es un patient avec une vesicule biliaire, c'est pas mal la majorité des gens qui ont une vesicule biliaire. C'est sûr que tu vas rencontrer un patient qui a des pierres, tu vas te souvenir de ton stage de chirurgie, de tes connaissances, puis tu vas te dire «ah oui, c'est vrai, faudrait peut-être que je fasse ça », puis tu vas penser peut-être plus à changer ta conduite. Bref, dans tous les cas, le stage de chirurge général, c'est ça, ça touche tellement à plein l'affaire que même si tu ne veux pas nécessairement aller en chirurgie, c'est quand même intéressant pour quelqu'un qui veut aller dans une hospitalité. C'est ça, d'être proactif, intéressé, je dirais que ce serait la troisième qualité. Un peu plus pour les externes, mais pour les résidents aussi, c'est applicable. [00:46:10] Speaker A: c'est pas grave Puis là, on avait, dans le fond, deux petits jeux pour finir l'épisode de manière un petit peu plus ludique, en commençant avec un petit vrai ou faux, justement, de... Bien, nous aussi, on a fait nos recherches, puis on a regardé s'il y avait des mythes par rapport plus spécifiquement au cancer du sein. Donc, le premier vrai ou faux, c'est est-ce que les hommes peuvent développer un cancer du sein? [00:46:33] Speaker C: Oui, c'est vrai. C'est peu fréquent. La majorité, c'est les femmes quand même, mais tu sais, comme je vous disais tantôt, mon projet de recherche, pour faire exprès, c'est... C'est le seul patient qui a compliqué, c'était un homme. Oui, ça existe, mais c'est vraiment moins fréquent. Puis c'est vrai qu'on va moins souvent avoir tendance à suspecter un cancer du sein, puis on le cherche moins. Les programmes de dépistage, c'est pour les femmes. Il n'y a pas de mammographie dans les programmes de dépistage pour les hommes, mais c'est ça. Ça peut se faire. Ça peut exister. [00:47:05] Speaker A: Puis une bosse au niveau du sein, c'est presque toujours un cancer. Vrai ou faux? [00:47:09] Speaker C: C'est faux. Surtout en jeune âge, mettons en bas de 30 ans, 30-40 ans, la majorité des bosses dans le sein, ça ne sera pas des cancers. Plus t'avances en âge, moins c'est le cas. Plus t'avances en âge, plus t'as de chances que ce soit un cancer, une base d'enceinte, mais malgré tout, il y a bien des chances que ce soit autre chose aussi. C'est pour ça que le programme de dépistage, c'est à partir de 50 ans actuellement au Québec. À partir de 50 ans, on fait une mammographie aux deux ans. C'est pour surveiller justement s'il y a des lésions évolutives qui méritent des biopsies. Fait que c'est ça. Mais non. C'est faux de dire que c'est toujours un cancer quand t'as une buse dans ton sein. [00:47:53] Speaker A: Puis, on en a un petit peu parlé tantôt, mais les déodorants causent le cancer du sein. [00:47:57] Speaker C: Non, c'est ça. [00:47:58] Speaker B: C'est faux. [00:48:00] Speaker A: Puis, la majorité des cancers du sein sont héréditaires. [00:48:04] Speaker C: Non, c''est faux aussi. J'allais re-regarder, mais c'est 5 à 10 seulement que c'est des cancers qui sont héréditaires. Entre autres, le BRCA1, le BRCA2, qu'on entend plus dans le cours de médecine. Ça, c'est comme des exemples. Il y a plusieurs autres mutations, gènes qui peuvent donner des cancers, mais ce n'est vraiment pas la majorité. Il faut différencier héréditaire de familial. Héréditaire, c'est entre autres avec des mutations des gènes. Mais familial, c'est une question qu'on va poser souvent à une patiente qui arrive avec un cancer du sein. Est-ce qu'il y a d'autres personnes dans votre famille, d'autres femmes qui ont des cancers du sein? Parce qu'effectivement, quand tu as plein d'autres femmes dans ta famille qui ont des cancers du sein, c'est familial. Là, ton risque est effectivement un peu plus augmenté. Mais ce n'est pas nécessairement héréditaire. Une petite distinction à faire entre les deux. Mais héréditaire, c'est quand même juste 5 à 10 %. Sinon, la très, très grande majorité des autres cancers du sein, c'est sporadique. C'est comme juste des malchanceuses, mais c'est super fréquent. Il y a comme une femme sur huit à peu près qui vont développer un cancer du sein. C'est juste que c'est malheureusement un cancer fréquent. [00:49:14] Speaker B: Pour finir, sur une note un petit peu plus légère, on a créé un CC au CELA. Donc, ça va comme suit. Café ou thé de garde? [00:49:23] Speaker C: Je vais dire thé. Oui, parce que ça rejoint à une question plus basse que vous avez écrite, café ou boisson énergisante. Puis là, il y a plusieurs personnes qui me diraient dans mon entourage que je n'ai droit à aucune de ces deux options, parce qu'avec la caféine, je suis vraiment démoniaque, parce que j'ai vraiment trop d'énergie. Fait que j'essaie d'éviter la caféine. Puis même quand en pleine nuit, je ne prends pas de caféine non plus. Je vais prendre, mettons, un peu de sucre, genre du chocolat chaud. J'ai de l'énergie naturelle, mettons. J'ai pas besoin, j'ai pas le droit, en fait, de prendre la caffine. Il y a beaucoup de gens qui m'en donnent pas. Fait que je dirais, tu sais, de garde, genre Earl Grey. [00:50:02] Speaker B: Ça, c'est moi que je préfère. [00:50:03] Speaker C: C'est ça. [00:50:05] Speaker B: Sinon, la paroscopie ou ouvert, en termes de chirurgie? [00:50:09] Speaker C: Oui. Bien, les deux sont vraiment cools. C'est vraiment différent. Je ne saurais pas comment trancher. Je dirais, mettons, Mettons, chirurgie élective, la majorité quand même qu'on va faire, ça va être des chirurgies en laparoscopie. Sauf, mettons, en hépatobiliary, c'est plus souvent des laparotomies. Mais c'est quand même cool aussi, sur les gardes, quand on a des traumas, de faire des laparotomies trauma. T'ouvres la bédaine d'en haut à en bas, puis là, t'essaies de voir comment tu peux sauver le patient. C'est quand même nice, c'est quand même stimulant. Fait que je trouverais ça difficile de trancher. J'aime les deux. [00:50:51] Speaker B: Parfait. Sinon la prochaine, je pense que c'est ma préférée. Musique en salle d'op, oui ou non? [00:50:56] Speaker C: Ben oui, certainement. [00:50:57] Speaker B: Et si oui, quelle chanson? [00:50:59] Speaker C: Ben là, dans l'auto, en m'envenant, j'écoutais Pink Pony Club. Je dirais n'importe quelle chanson que tu peux chanter. Ça, c'était un des exemples qui m'est venu en tête. Tu sais, quand t'as des tunes Taylor Swift, des tunes des années 2000-2010, Cowboy Fringard, n'importe quoi que tu peux chanter ou taper du pied. Il y a un patron de l'année passée avec le Super Bowl qui a commencé à triper sur Bad Bunny. En salle d'oeuvre, on a eu du Bad Bunny pendant plusieurs semaines. Fait que n'importe à quoi que tu peux chanter, danser, qu'ils mettent de bonne humeur, c'est le fun. Mais pas trop fort, parce qu'en début de formation, c'est quand même distrayant. Fait que, tu sais, quand c'est un background sonore, c'est le fun. Mais quand c'est des moments plus critiques, des fois, c'est déconcentrant d'avoir de la musique, mais quand c'est une chirurgie plus régulière, ça donne de l'entrain, puis quand il est 3 heures du matin, on dirait que ça passe un peu plus vite. [00:51:52] Speaker B: Maintenant, c'est ci ou c'est là. Premier cas à 7 heures ou dernier cas de la journée? [00:51:58] Speaker C: Moi, je dirais premier cas à 7h le matin. Bien que je suis en chirurgie, ce n'est pas parce que j'aime me lever à 5h du matin, mais somme toute, je suis plus matinale que tard dans la journée. J'aime mieux passer tôt que de passer tard. [00:52:13] Speaker B: Après, opérer debout huit heures ou assise en clinique huit heures? [00:52:17] Speaker C: Debout huit heures, parce que j'ai accroché. Mais oui, debout huit heures définitivement. C'est sûr qu'après, tu sais, debout huit heures, t'as quand même mal aux jambes, t'as un peu mal au dos, même quand t'as des bons souliers. Je suis en train de dire que j'ai quand même des croque-flèches McQueen. Avec ça, je suis prête pour n'importe quoi. Fait que debout huit heures, c'est sûr. C'est sûr que comme je disais, la majorité des résidents en chirurgie, on dirait que, je ne sais pas si ça adonne, mais la plupart, on est sportif. C'est parce qu'entre autres à cause de ça, c'est exigeant quand même physiquement d'être debout longtemps. Puis ça aide, je trouve, de faire du sport, tu fais de la muscu, tu t'entraînes, t'as les pattes peut-être plus solides pour t'offer aussi longtemps en salle d'op. Mais huit heures, c'est quand même long, mais je prendrais quand même huit heures debout à opérer que huit heures assises en clinique, bien que j'aime la clinique aussi, mais effectivement, des fois je suis comme On dirait que je n'ai pas assez dépensé mon énergie après une journée de clinique. C'est ça. Aujourd'hui, on est après une journée de clinique. C'est pour ça aussi peut-être que je suis autant... Je suis toujours de même, en fait. Aucune excuse. C'est ça. Je dirais debout. [00:53:33] Speaker B: Parfait. La prochaine, on en a un petit peu parlé, mais garde de nuit ou garde de fin de semaine? [00:53:39] Speaker C: Garde de nuit, genre 20h à 8h. Oui. OK, mais mettons, parce que, t'sais, on fait des... Il y a les gardes de semaine que c'est de 17h à 8h, t'sais 17h le soir à 8h le lendemain. Genre, mettons, du lundi au jeudi, ça c'est les gardes de semaine. Pis les gardes de fin de semaine, c'est 72h. Fait que c'est sûr que 72h, c'est plus long que 5 à 8. Mais, j'étais pas sûre aussi de comprendre la question quand je la lisais, quand vous me l'aviez envoyée. Mais exemple, on fait deux mois de soins intensifs. Au total, on fait trois mois, si je ne me trompe pas, de soins intensifs dans notre formation. Puis à tous les mois, on a une semaine de nuit aux soins intensifs, pas en chirurgie. Ça, c'est de 20h le soir à 8h le matin. Ça, c''est vraiment nuit-nuit. Ça, je trouve que ce 12 heures-là est plus long qu'un 24 heures de chirurgie. Je dirais la fin de semaine de chirurgie avant, mettons, une semaine de nuit aux soins, c'est différent quand même comme spécialité. Puis les pathologies, là, on est quand même un peu moins à l'aise. Ça fait que c'est souvent plus stressant pour nous de gérer un patient qui a mal au ventre, mettons. Si je trouve ça dur d'arriver et qu'il fait soleil le matin, je suis vraiment quelqu'un de plus de jour. J'aurais vraiment de la misère à travailler tout le temps de nuit, donc définitivement la deuxième option. [00:55:01] Speaker B: La petite dernière, on s'en doute un peu, mais Crocs ou espadrilles? [00:55:05] Speaker C: Ben Crocs, clairement. Flash McQueen et Yaluma en plus. Fait que moi je gagne tous les patients psychiatriques avec ça. Fait que non, c'est ça, croque clairement. Ils ont commencé à faire un peu moins de lumière, là je suis triste, là je vais manquer de batterie, je peux pas les changer. C'est ça, mais croque. Fait que ça se nettoie plus facilement, c'est en caoutchouc. Là par contre la seule affaire c'est que j'ai des trous dedans. Quand c'est un peu juicy, des fois mes bas sont sales, mais ça se lave quand même plus facilement que des espadrilles. Je sais qu'il y a par contre des patrons, des collègues qui préfèrent les espadrilles parce que c'est peut-être un peu plus confortable que les crocs, mais on travaille souvent avec des fluides de plusieurs orifices du corps, donc c'est quand même avantageux de laver facilement. C'est sûr. [00:55:52] Speaker A: Parfait. Ce serait fin à l'épisode d'aujourd'hui. Merci beaucoup Elisabeth d'avoir été avec nous. On retient plein de choses, entre autres de garder nos portes ouvertes, autant pendant nos stages externes que lorsqu'on applique pour la résidence, super important, puis de laisser le processus se faire. On va finir où on est supposé finir, puis que si on est énergique puis on aime ça faire du sport, la chirurgie, ça peut être le fun. [00:56:17] Speaker B: De mon côté, je te souhaite plein de succès et dans la chirurgie, mais aussi dans le sport, les triathlons, tout ça. Écoute, j'espère que ça va bien se passer, puis peut-être qu'on va se retrouver un moment donné en stage avec toi comme résidente ou patronne. [00:56:32] Speaker C: J'ai bien hâte de vous avoir. [00:56:34] Speaker B: Merci beaucoup. Merci.

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